30 octubre 2008

L’OSMOSE DES SAINTS ET DES CONFRÉRIES SOUFIES

MAROCO-ANDALOUSES DANS: “LOS HIJOS DE PLATÓN SOBRE SANTOS Y COFRADIAS DE ANDALUCÍA Y

MARRUECOS” D'ANTONIO ZOIDO NARANJO



En abordant la question de “l’osmose des confréries soufies maroco-andalouses”, dans son livre “Los Hijos de Platón sobre Santos y Cofradias de Andalucía y Marruecos” – Sevilla, Ed. Signatura, 2001, 174 p - l’intellectuel humaniste et philosophe espagnol Antonio Zoido Naranjo, soulève la problématique anthropo-historique du non-dit interculturel entre les deux rives du Détroit de Gibraltar. Aussi lit-on dans le “Prólogue” de son ouvrage, sous la plume d’Antonio Pascual Acosta, Vice-président de la Fundación Tres Culturas del Mediterráneo, cette mise en exergue critique: “Pendant très longtemps, nous [les Espagnols] avons considéré notre culture [européo-chrétienne] comme une source unique génératrice de valeurs universelles. Nous étions grandement immergés dans une vision de l’Histoire, peu appréciée, quand nous nions les précieux apports culturels d’autres civilisations, au sein desquelles s’est formée une part de notre propre Histoire, comme ce fut le cas de l’Islam.” – Op.cit., p.11. Or, de ce même point de vue, Alain Demurger reconnaît l’influence du modèle dans les domaines culturels en rappelant:
“Dès 1820, Antonio Condé voyait dans le ribât musulman [marocain] le modèle de l’ordre religieux militaire [andalous]. Ses théories, abandonnées, ont connu une nouvelle jeunesse avec l’anthropologie historique. Pour les anthropologues, la question de l’influence dans les domaines culturels ne se pose pas dans les termes documentaires familiers aux historiens; l’existence de traits identiques, liés de façon identique dans deux cultures différentes, mais voisines [v.hispano-marocaines] prouve une influence ou une diffusion [v. une osmose]. Il ne s’agit pas évidemment d’une influence directe, d’une copie pure et simple d’un modèle.” – “L’origine des ordres religieux militaires”, www.clio.fr, p.2. Dans cet ouvrage, par-delà l’ossature du sommaire, on pourrait déceler l’anthropologie historique de: I) L’osmose des origines des saints et des confréries maroco-andalous, II) L’osmose des toponymes des saints et des confréries maroco-andalous, III) L’osmose des fonctions des saints et des confréries maroco-andalous, IV) L’osmose de la modernité des saints et des confréries maroco-andalous.

I- L’osmose des origines des saints et des confréries maroco-andalous:

En effet, la perception de l’osmose des origines des saints et des confréries maroco-andalous se différencie suivant les les études anthropo-historiques maroco-andalouses et françaises, dont celle de Pierre Bourdieu, critiquée dans Introducción du livre par A. Zoido, en ces termes: “L’exposé du professeur français [P.Bourdieu] peut paraître bizarre aux Andalous [aux Espagnols] et aux Maghrébins [aux Marocains] parce qu’il contourne les [saints] patrons et patronnes de différentes collectivités et de centaines de confréries, groupées autour des saints et des saintes, ou en plus, des diverses évocations de Jésus ou de la Vierge Marie, mais les chercheurs espagnols en général et andalous en particulier ne distinguent pas encore les études sociologiques, anthropologiques [v. anthropo-historiques] et comparées des collectivités qui se tiennent à portée de patera.” – “Los Hijos de Platón…”, Op.cit., p.21. Se pose d’abord à cet égard l’origine platonicienne de cette osmose.

1.1- L’osmose des origines platoniciennes des saints et des confréries maroco-andalous:

Des origines platonciennes entre autres de l’osmose des origines des saints et des confréries maroco-andalous, l’auteur mentionne le modèle des pays musulmans dans “LOS ORÍGENES LEJANOS DE UNAS CREENCIAS” (Les origines lointaines de quelques croyances), en affirmant: “Mais quoique les courants platonicien et néoplatonicien des pays islamiques vinssent très tard, ils s’enlacèrent avec d’autres courants, sans avoir beaucoup à voir avec Platon, et qui avaient été très forts dans l’antiquité comme l’hermétisme (relié depuis, tant en Orient comme en Occident, avec l’alchimie), le mazdéisme et le manichéisme persan, dont les principes originaires, où le Bien et le Mal présentent un monde disputé de façon permanente par ces deux forces et nécessitent toujours, pour autant, des «volontés militantes» afin de faire que se réalise le premier ou le second des deux.” – Op.cit., p.36. Toutefois, le Dr. Hussaïn Mujîb al-Misrî, suppose, selon certains, l’origine platonicienne de soufisme islamique en opinant: “Pour ceux qui disent que le soufisme islamique est né du néoplatonisme [v.Plotin, IIIe s. apr. J.-C.], justifiant cela par l’exode des sept philosophes en Iran à l’époque d’Anusharwan, en 532, en fuyant l’empereur Justinien [482-565], il est probable que les Iraniens [musulmans] soient influencés par ces philosophes dans leur mysticisme.” – “Fî al Adabi al ‘Arabî wa at-Turkî” (De la littérature arabe et turque), le Caire, Ed. Maktabatu an-Nahdati al misriyyah, 1962, p.255. Mais, l’origine islamique y est le plus souvent privilégiée.

I.2- L’osmose des origines islamiques des saints et des confréries maroco-andalous:

Une seconde tendance suggère anthropo-historiquement l’osmose des origines purement islamiques des saints et des confréries maroco-andalous. A. Zoido y adhère en signalant provisoirement dans la même section: “La seconde tendance, pourrait-on dire, était notamment islamique et son principe serait déjà situé dans le dogme coranique et dans la spéculation que formulent sur le même principe et son contenu les mutakallimin (textuellement, les prédicateurs), en réalité les lecteurs et les interprètes «littéralistes» du Coran, et autres penseurs (…). En premier, arrive Algacel [Al Gazzali, 1058-1111] dont la doctrine sur l’union de l’âme en Dieu et sa réfutation de la philosophie qui s’exprime comme dans toute son oeuvre «Tahafut al Falasifa» (la Destruction des Philosophes) qui imprégnera la vie et l’oeuvre de diverses personnes et maîtres de la sainteté tant en Occident qu’en Orient, et tant en Islam, au Christianisme qu’au Judaïsme.” - “Los Hijos de Platón…”, Op.cit., p.37.

C’est ce qui fait dire à R. P. Chenu à propos de cette origine islamique maroco-soufie: “De toutes parts, connaissance mystique, qui dépasse les procédés terrestres de l’intelligence [philosophique]. On sait assez quel essor prit, tant en Islam qu’en Chrétienneté, cette vie de l’esprit, sous des formes variées, dont les soufis demeurent les exemplaires [les modèles originels]. En ce temps même, en Occident [v.chrétien], l’apparentement de ces formes [v. maroco-andalouses], sous des dogmatiques différentes, pose de suggestifs problèmes de rapports, voire de sources [d’origines maroco-andalouses]; en tout cas, elle illustre à point notre perspective d’une coexistence culturelle à ce haut niveau.” – “COEXISTENCE CULTURELLE AU MOYEN-AGE”, Rabat, CONFLUENT, nº4, Juin-Juillet, 1961, p.373.

I.3- L’osmose des origines andalouses des saints et des confréries maroco-andalous:

De plus, l’osmose des origines islamiques des saints et des confréries maroco-andalous se démarque aussi par un modèle d’origine arabo-musulmane andalouse, en la personne d’Ibn al-Arabi (1165-1240), rapporte A. Zoido, dans la section “LOS SANTOS MUSULMANES Y MOZÁRABES DE AL ANDALUS”, en précisant: “Le plus fameux de tous ceux-ci [les maîtres soufis] qui eut de grandes influences [origines] sur la mystique chrétienne [v. maroco-andalouse], dont nous donnons ces informations, est sans doute Ibn al-Arabi [1165-1240] qui, quoique né à Murcie, s’établit depuis son enfance avec sa famille à Séville et qui de plus parcourut toutes les routes de ce qu’est aujourd’hui le territoire de l’Andalousie, la Tunisie, l’Algérie et divers autres pays en plus [v.le Maroc] (…). Ibn al-Arabi, par exemple parmi bien d’autres choses, nous raconte le cas du roi de la cité d’Algérie Tlemcen – son oncle, pour sûr – qui, comme notre Ramiro II et Montaje ou le noble Bernardo de Claraval, San Bernardo, se convertit devant la critique d’un ermite et entra au couvent…” - “Los Hijos de Platón…”, Op.cit., pp.51-52.

II- L’osmose des toponymes des saints et des confréries maroco-andalous:

Parallèlement, l’osmose des toponymes des saints et des confréries maroco-andalous remonte, suivant A. Demuger citant E. Lourie, à la reconquête [ibérico-chrétienne] et au roi Alphonse le Batailleur créateur de la confrérie militaire de Belchite de chevaliers vivant selon une règle religieuse, pour la défense de Saragosse reconquise en 1118. “Pour Elena Lourie, note-t-il, les confréries de chevaliers, nombreuses dans l’Espagne de la reconquête [1492], sont le chaînon reliant le ribât [maroco-islamique] à l’ordre du temple [andalous chrétien]. Ainsi la confrérie de Belchite – du nom [toponyme] d’un château – a été créée par le roi Alphonse le Batailleur [1073-1134] pour défendre les abords des Saragosse reconquise en 1118 et réunit des chevaliers accomplissant un service militaire permanent ou temporaire et vivant selon une règle religieuse. La définition du ribât est bien plus complexe; il n’est qu’exeptionnellement un couvent-forteresse; c’est un lieu, un bâtiment quelconque parce qu’on y fait ribât [campement rituel]. Ainsi en Péninsule ibérique de nombreux lieux sont appelés rabida, arrabida, rapita [toponymes] sans que l’on y trouve d’édifices spécifiques; le mot s’applique aussi à des lieux et à des actions totalement dépourvus de caractère militaire.” – Op.cit., pp.2-3.

II.1- L’osmose des toponymes andalous des saints et des confréries maroco-andalous:

De plus, l’osmose des toponymes andalous des saints et des confréries maroco-andalous est évoquée dans la section “LOS SANTOS DEL MAGREB” du livre d’A. Zoido avec leurs traits anthropo-historiques comme suit: “Ainsi commence à s’instaurer le patronage et les patrons [les saints] sur le sol du Sud de l’Europe [l’Andalousie] et de l’Afrique du Nord [le Maroc] (…). Malgré cela, avec la relation du parrainage en soi, il est important de faire remarquer un phénomène plus important, qui est en réalité la description du saint, le lieu comme le saint lui-même [toponyme] (…). Dans ce cas, San Domingo de Silos ou de Clazada, qui, selon qu’on le tient pour le patron des Castillans ou pour les riverains ferait -«feraient»- les mêmes miracles au bénéfices des uns et des autres. Ainsi est-il de la citation comme fait légendaire de la bataille de Clavijo de Grenade, gagnée par Romiro I sur les Maures [les Musulmans] avec l’intercession de Santiago [Saint-Jacques-de-Copostelle]; mais avec le même fait et les mêmes anecdotes, on arrive à la pointe de Pelay Correa et l’intervention de la Vierge de Tentudia, et c’est ce qui se raconte à l’origine de mon village, Monesterio, et à celle de la localité voisine d’Aracena, quoique du côté de Badajoz.” - “Los Hijos de Platón…”, Op.cit., p.67.

Dans cette même optique, on relève dans “Itinéraire Cuturel des Amoravides et des Almohades”: “Ce mouvement religieux [de la spiritualité maroco-andalous] prit une telle ampleur que plusieurs couvents et autres centres spirituels [chrétiens andalous] furent fondés . Il subsiste dans le quartier de Celin, à Dalias un édifice dont le plan et le minaret sont octogonaux [une mosquée], qui est aujourd’hui [devenu] l’ermitage de Nuestra Señora de los Dolores (Notre Dame des Douleurs).” – J.A. & R.D.M., Ed. Junta de Andalucia, 1999, p.409.

II.2- L’osmose des toponymes marocains des saints et des confréries maroco-andalous:

En fait, l’osmose des toponymes marocains des saints et des confréries maroco-andalous se manifeste dans la création de confréries militaires chrétiennes lors de la Reconquista andalouse et des croisades en terre d’Islam. A cet égard, A. Dumerger rapporte: “Parmi les facteurs exogènes suceptibles d’avoir pesé sur la création des ordres religieux-militaires en Occident [Andalousie], on trouve le ribât [au Maroc]. (…). L’union de la prière et du combat, le service temporaire, le bâtiment [toponyme] lui-même sont trois éléments majeurs du ribât repris, mais transformés, pour être intégrés à la tradition monastique (bénédictine) chrétienne. Autre problème posé par la théorie d’Elena Lourie, celui de la chronologie et des lieux [les toponymes]. Ce sont les auteurs espagnols s’appuyant sur des exemples espagnols [andalous] ou maghrébins [marocains] qui sont à l’origine de cette idée d’influence [v. d’osmose]. Les ordres [confréries] religieux militaires espagnols de Calatrava, Alcántara , Santiago [Saint-Jacques-de-Compostelle], fondés après 1150 au moment de la grande offensive [la Croisade] sont à l’origine des confréries de chevaliers, semblables à celle de Belchite [Saragosse]. L’ordre du Temple cependant est né en 1120 – avant même Belchite – et en Syrie-Palestine.” – Op.cit., Ibid.

D’ailleurs, A. Zoido restitue dans son livre en ce sens: “Finalement, par leurs positions [les sanctuaires de Santa Olalla de Cela et Tentudía (Calera de León, Badajoz )] devraient être des rábidas [ribâts] de saints guerriers qui, après la conquête [chrétienne] de ces territoires par les Castillans et les Léonais, passent à être régis par l’ordre militaire de Santiago [St.-Jacques-de-Compostelle]. A tentudía, la même chose se produit comme à Fès avec Moulay Idriss, la tombe du conquérant, Pelay Correa occupe un lieu distingué [toponymes] (…). L’actuelle rue Moratín s’appelait anciennement rue de la Rabeta (Rábida [Ribât]) et depuis, et jusqu’à il y a un siècle, il n’y eut pas de doute qu’elle eut été un sanctuaire (…). En même temps, il est à observer que le toponyme n’existait pas avant le XIIIe siècle, ce qui arrive à l’époque où commence tout le mouvement [maroco-andalous soufi] dont nous avons traité. Le fait de rencontrer ces noms dans des contrées dépeuplées coïncide avec la dénomination de Eguílus que Corrientes cite dans son Diccionario de Arabismos et qu’explicite la note 71.” - “Los Hijos de Platón…”, Op.cit., pp.84,88. Du fait, les toponymes des ermitages et des églises des ordres guerriers chrétiens ont supplanté ceux des ribâts et des mosquées maroco-andalous (de la Reconquista), en Espagne et en terre d’Islam (avec les Croisades et le colonialisme occidental). Il en va de même de l’osmose de leurs fonctions.

III) L’osmose des fonctions des saints et des confréries maroco-andalous:

Néanmoins, l’osmose des fonctions des saints et des confréries maroco-andalous n’a pas les mêmes formes au Maroc soufi et en Analousie monastique. “Et si le ribât, souligne A. Dumerger, est connu dans ces régions [Espagne, Syrie-Palestine], il n’a pas du tout, ou il n’a plus, les mêmes formes ni les mêmes fonctions que dans l’Islam occidental [maroco-andalous]. Je pense donc que c’est en amont [à l’origine], au niveau des rapports entre djihâd islamique et guerre sainte chrétienne qu’il faut chercher l’idée d’une influence [une osmose], d’une diffusion, plutôt qu’au niveau ribât/ ordre religieux-militaire.” – Op.cit., p.3. “Nous pouvons dire en paraphrasant Clausewitz, remarque A. Zoido dans “Los Hijos de Platón…”, que, comme la guerre est en relation avec la politique, les confréries furent, au Sud de l’Europe [en Andalousie] et en Afrique du Nord [au Maroc], la continuation du platonisme par d’autres moyens (…). Parmi chacune des ces sphères, tant dans le monde musulman maghrébin [le Maroc] que dans le monde chrétien d’Espagne [l’Andalousie], ces organisations religieuses – semblables, théoriquement, aux autres pays – s’étaient couvertes avec des formes particulières – avec plus de couleurs, de tons et de nuances des officiers – à partir de quoi se produit un certain temps fonctionnel [v.fonctions]. De cette manière le Musulman ou le Chrétien de ces latitudes finissent par être quelque chose de plus divers au Musulman d’un côté et au Chrétien de l’autre.” – Op.cit., pp.98-99. Ainsi verra-t-on séparément:

III.1 L’osmose des fonctions musulmanes des saints et des confréries maroco-andalous:

Evidemment, l’osmose des fonctions musulmanes des saints et des confréries maroco-andalous, se concrétise à travers surtout l’anthropo-histoire de ses fonctions confrériques. “Jusqu’ici, indique Nasrudine, les confréries [v.maroco-soufies] semblent être pour la plupart en harmonie avec les sociétés dans lesquelles elles s’inscrivent. Les organistations matérielles tout comme leur doctrine inspirées de la pensée mystique d’Ibn ‘Arabi [1165-1240], continuent à imprégner autant le petit peuple que les lettrés urbains (…). Ce phénomène illustre surtout le fait que les voies soufies, étant ouvertes à tous, deviennent le miroir d’une société et de tous les caractères qui la composent (…). Les confréries s’insèrent dans la société où elles assurent une fonction de poids dans l’espace civile par l’intégration et la prise en charge sociale des populations nécessiteuses, en assurant par exemple l’éducation des enfants. En ce sens, certaines zawiyas ont même pu bénéficier de biens de mains morts (Waqf) leur permettant d’échapper à des exactions en tout genre.” – “Confréries soufies”, www.fr.wikipedia.org, p.9.

Or, ce sont les fonctions des confréries maroco-soufies musulmanes qu’A. Zoido spécifie dan ce livre, en précisant: “Mais traditionnellement, dans l’Islam, le droit de fonder les confréries se fait fondamentalement dans les Hadiths – les dires du Prophète conservés par la tradition – dans lesquels par exemple, on parle, dans le contexte du précepte coranique de l’aumône, de l’aide mutuelle – matérielle et spirituelle [fonctions d’assistance] – entre les gens de la même profession [fonctions corporatistes] (…). Parfois dans l’étude des organisations religieuses, on confond deux choses: les écoles de pensée mystique ou ascétique [fonctions éducatives] concrétisées en organisations régulières et permanentes, et les manifestations massives mais stables qui, à partir de la figure d’un [saint] patron – quelquefois, un maître mystique ou un disciple de quelqu’un ou de divers maîtres, mais aussi, d’autres, d’un guerrier ou d’un civilisateur [martyr ou saint] – se consolident en événements cycliques que font surgir les cérémonies [fonctions rituelles et thérapeutiques].” – Op.cit., pp.100,106.

En somme, ces fonctions musulmanes des saints des confréries maroco-soufies, rappellent celles de l’époque prophétique de la Révélation coranique. “Ce compagnonnage (Suhba) originel correspondant à l’Âge d’Or de la Révélation, montre Nasrudine, vit naître la première expression musulmane d’une confraternité spirituelle se structurant autour d’un maître. Lorsque [le Prophète] Muhammad meurt en 632, cette tradition demeure, mais sa forme spécifiquement ascétique n’est suivie que par quelques-uns. Les premiers soufis se nomment entre eux les fûqaras, les pauvres, se définissant ainsi moins par la petitesse de leur moyen que par leur recours existentiel à Dieu (…). Il faut encore attendre le milieu du VIIIe siècle pour voir l’un de ces ascète être désigné du nom de soufi et quatre siècles encore pour que les premiers véritables rassemblements de soufis en confréries voient le jour.” – Op.cit., pp.1-2. Ce dont émane conjointement les fonctions chrétiennes de l’osmose des saints et des confréries maroco-andalous.

III.2- L’osmose des fonctions chrétiennes des saints et des confréries maroco-andalous:

Cependant, l’osmose des fonctions chrétiennes des saints et des confréries maroco-andalous se manifestent dans les ordres espagnols en rapport avec certaines expériences maroco-musulmanes. En caractérise les traits celles-ci A. Demurger dans cette remarque: “Ceci dit, certaines caractéristiques [traits] des ordres espagnols [andalous], mais aussi du Temple et de l’Hôpital – particulièrement bien installés dans les États [chrétiens] de la Couronne d’Aragon, et cela dès 1130 – peuvent avoir des rapports avec certaines expériences musulmanes [maroco-soufies]: les confréries de chevaliers [fonction] par exemple ou l’importance très grande de la catégorie des frères ad terminum, «servant à terme», dans les ordres du Temple et de l’Hôpital (…). Trois fonctions [chrétiennes] étaient donc rassemblées autour du Saints Sépulcre: la fonction spirituelle, exercée par les chanoine, la fonction hospitalière et la fonction militaire, confiées à des chevaliers du siècle.” – Op.cit., p.3. Dans cet ordre d’idées, A. Zoido atteste:

“Pour sa part, Carmen Trillo, dans le livre cité antérieurement [Historia de pensamento islámico de Miguel Cruz Hernnández], nous conte plusieurs de ces établissements dans toute la géographie alpujarienne, où abondent les rábidas [les ribâts], particulièrement un pour chaque noyau de population, qui déjà ne tenait pas un usage ou une destinée monastico-militaire (est resté réservé aux ribâts), sinon que ce sont purement et simplement des ermites, chose qui continue à l’être, depuis qu’ils étaient convertis en églises chrétiennes. Quelques-unes d’entre elles, comme celle d’Alboloduy, tenaient lieu d’hospices, pour les voyageurs et les pauvres, ou étaient semblables aux zawias; restant en harmonie, sans réserve, avec cinq de celles-ci (précisément là où apparaît ce nom de castillan) à Nechite, Ferreira, Almagara, Albolata et Picena (…). Sans réserve, dans le camp chrétien de la péninsule ibérique, les confréries – avec les antécédentes musulmanes ou sans elles – commençaient à se structurer, surtout comme organisationsd’ assistance où on rencontre des gens qui ont besoin de se placer sous l’égide de l’église pour pouvoir jouir de conditions minimales matérielles de vie et pouvoir obtenir quelques liens spirituels primaires avec le reste de la société qui les encadrent.” - “Los Hijos de Platón…”, Op.cit., pp.90,117. Enfin, cela nous conduit à sonder l’anthropologie historique de l’osmose de la modernité dans cet ouvrage panoramique du soufisme maroco-andalous d’A. Zoido Naranjo.

IV- L’osmose de la modernité des saints et des confréries maroco-andalous:

De plus, l’osmose de la modernité des saints et des confréries maroco-andalous marque la dernière étape, intitulée “LAS COFRADÍAS MAGREBÍES Y ANDALUZAS EN HISTORIA MODERNA” de cette étude panoramique de l’osmose de la modernité des saints et des confréries maroco-andalous d’A. Zoido. “Ce que nous avons appelé le néo-soufisme, écrit Nasrudine, n’est pourtant pas à opposer si facilement avec l’ancienne manière confrérique [v. maroco-soufie]. Les nouveaux ordres sont, il est vrai, mieux organisés et tendraient pour la plupart à jouer un rôle [une fonction moderne] plus grand au sein des sociétés (voire à terme se politiser pour certaines). Mais n’est-ce pas là l’aboutissement naturel de cette évolution du soufisme [v. maroco-andalous] qui d’abord élitiste et sujet à caution, s’est progressivement vu reconnaître sa légitimité et sa mission d’éducation et d’assistance d’une part profondément enracinées dans l’exemple prophétique [musulman] et d’autre part, tendues vers un projet général d’épanouissement et d’équlibre d’une communauté [maroco-andalouse]. Il en est de même pour son expression doctrinale et ses pratiques extatiques qui n’ont, semble-t-il, jamais été radicalement modifiées [au Maroc].” – Op.cit., p.11. D’où corrélativement:

IV.1- L’osmose de la modernité des saints et des confréries maroco-andalous au Maroc:

Quant à l’osmose de la modernité des saints et des confréries maroco-andalous au Maroc, il faut signaler qu’il constitue une praxis socio-politique souvent méconnue, parce que généralement dépourvue de production écrites ou autobigraphiques par rapport au soufisme oriental. “La méconnaissance du soufisme marocain à travers le monde (par rapport au soufisme oriental), contate-t-on sur le Net, est due sans doute au fait que les soufis marocains ont concentré leurs efforts sur l’éduaction pratique [v.militante] des disciples par leurs actes et ont par ailleurs de moins en moins de productions écrites ou d’autobiographies. Le soufisme marocain pour ainsi dire est une science expérimentale [une praxis] dont le fruit est le disciple lui-même (c’est-à-dire la tranformation de ses comportements) (…).

Plus proche de nous, au début du vingtième siècle, on va trouver un autre soufi exceptionnel, c’est Sidi Boumediane Boutchich (…). Cette Tariqa [Voie] connaît une expansion remarquable, puisqu’en l’espace d’une trentaine d’années, elle a pu avoir une présence importante sur l’ensemble du royaume [du Maroc], ainsi qu’une implantation sur les quatre continents (…). Elle est remarquable aussi par l’attrait qu’elle présente pour les jeunes – qui forment l’essentiel de ses adeptes – et par certains de ses intellectuels tels que le philosophe Taha Abderrahman, le professeur Faouzi Skalli (initiateur du Festival de la Musique saccrée de Fès), l’historien le docteur Ahmed Taoufiq [le ministre actuel des Awqafs au Maroc], l’islamologue française Eva de Vitray Meyrovitch et bien d’autres célébrités et professeurs de diverses disciplines.” – “Soufisme marocain”, www.saveurs-soufies.com, p.3. Sur ce point A. Zoido énonce à propos de l’anthropo-histoire moderne du soufisme politique au Maroc:

“A partir du XVIe siècle, les circonstances politiques et sociales du Maroc (les mêmes qu’en Espagne et en particulier en Andalousie) vont faire dériver les confréries vers une intervention distincte dans la vie publique [v. politique], en les sortant de leur longue période moribonde. Il en résulta la recherche d’une origine noble (dans un cas «l’Arabe» proche de la la famille du Prophète ou des «premiers califes» et dans l’autre «le code» ou le vieux castillan) pour l’organisation à laquelle il appartient et à laquelle on commença ainsi à s’adonner d’un côté et de l’autre du Détroit de Gibraltar.” - “Los Hijos de Platón…”, Op.cit., p.127. Plus précisément, il dit de la tension entre les confréries et l’Etat marocain:

“Au Maroc pendant ce temps – nous sommes dans les dernières années du XVIe siècle, tant la croissance de cette «noblesse» [confrérique] que la faiblesse du pouvoir monarchique qui n’achève pas de s’établir, produisent des positions autonomistes et indépendantes de quelques-uns des chefs et des membres des confréries. La zawia de Dila, dont les gens se disent descendants des Almoravides, fut non seulement, pratiquement indépendante, durant plus d’un quart de siècle sinon plus qui, après avoir occupé de de très amples territoires au centre et au Nord du pays [du Maroc], osa même contester et harceler les commencements de la maison des Alaouites. Pour en finir avec elle, le sultan Moulay Rachid [XVIIe siècle] ne décide pas d’autre remède que celui d’attaquer cette établissement religieux et le détruire.” – Op.cit., p.136. Du côté andalous, on note également:

IV.2- L’osmose de la modernité des saints et des confréries maroco-andalous en Espagne:

De la même manière, l’osmose de la modernité des saints et des confréries maroco-andalous voit le même impact politique des confréries chrétiennes en Espagne entre XVe et le XXe siècles. Ainsi relève-t-on sur le Net à ce sujet dans Malaga reconquise par les Castillans:

“La célébration de la Semaine Sainte dans notre ville, annonce son auteur, prend la forme de processions avec la Reconquête de l’enclave par les Rois Catholiques en 1487. La conversion des habitants de la ville [Maroco-Musulmans et Juifs] au catholicisme, ainsi que l’arrivée de nouveaux colonisateurs, provenant de Castille entraînent, après des siècles d’infuence [d’osmose maroco-andalouse] musulmane, une nouvelle dimension dans l’expression religieuse des Malaguènes. Mais, sans aucun doute, le phénomène de l’Âge Moderne qui marquera le plus le destin des Confréries, aussi bien à Malaga que dans le reste de l’Espagne sera la Réforme protestante, le Concile de Trente (du XVIe siècle) et la Contre-Réforme catholique postérieure (…). Et ce sera justement pendant les annes 1920 que notre semaine Sainte commencera à connaître un grand essor. Avec le retour sur la scène des confréries en décadence des siècles précédents, sont fondées de nouvelles confréries encouragées par la promotion du tourisme d’hiver dont bénéficiait à cette époque Malaga.” – “HISTOIRE DE LA SEMAINE SAINTE”, www.malagaturismo.com, p.1.

Dans la même perspective, A. Zoido assure, en Andalousie et au Maroc la présence des confréries dans la politique des royaumes naissants des Bourbons en Espagne et des Alaouites au Maroc. “Le XVIIIe siècles, apporta, tant en Espagne qu’au Maroc, des changements très importants: dans notre pays [l’Espagne] où paravint une nouvelle dynastie, la maison française des Bourbons, et là-bas [au Maroc] siégea une autre, la famille des Alaouites, tafilaliens ou filalis, provenant de la région de Tafilalet, située au Sud-Est marocain. Ce sont les mêmes qui, après beaucoup de tournants et de révoltes, continuent de régner dans les deux pays.” - - “Los Hijos de Platón…”, Op.cit., p.139. Pour ce qui est des confréries chrétiennes au royaume d’Espagne, il indique ensuite:

“Là, en Espagne, l’administration illustre [royale] exerce aussi une politique béligérante avec les confréries andalouses, auparavant représentantes de plusieurs cas de corporations ou d’anciens pouvoirs (les uns et les autres considérés en voie d’extinction), qui se transforment maintenant [à l’époque moderne] pour regrouper les habitants d’un village ou d’un quartier. Au moyen de ces organisations, elle contre-attaque les religieux et la vieille noblesse, répandant des dévotions déterminantes anti-bourboniennes, comme el Gran Poder, Rey de Reyes, et arrivées à bout poursuivant des activités contre les réformes illustres qui essayent d’attaquer tant les patrimoines nobliaires que les terres amorties par les les conventions.” – Op.cit., p.145.

Et c’est ce qui confirme enfin la problématique anthopo-hsitorique du non-dit de l’osmose des saints et confréries maroco-andalous, avancée plus haut, entre les deux rives du Détroit de Gibraltar.

En guise de conclusion, la mise en exergue du non-dit de l’osmose des saints et des confréries maroco-andalous des origines, des toponymes, des fonctions comme de la modernité, dans le subtile essais, “Los Hijos de Platón sobre Santos y Confradías de Andalucías y Marruecos”,de A. Zoido Noranjo, a permis de constater la communauté de pensée et le patrimoine anthropo-historique qui unissent le Maroc arabo-musulman et l’Espagne européo-chrétienne de l’époque médiévale à nos jours. Ce dont l’auteur résume à juste titre l’importance future, dans son “EPILOGO” (Epilogue), en affirmant: “De toutes les manières, saints, confréries et pélerinages sont des phénomènes qui nous unissent tant pour le mal que pour le bien. Et ces chaînons culturels peuvent être un motif de plus de rencontre et d’intégration, entre l’ici et le là-bas, dans ces années où – chaque fois en plus – nous estimons que nous serons obligés de vivre en toute convivialité.” – Op.cit., p.174.

Dr. SOSSE ALAOUI

Fue en Albacete


اللقاء العلمي السنوي لـ"الجمعية الإسبانية للدراسات العربية" بمدينة "البسيط"

برعاية من "البيت العربي" بمدريد، وبتعاون مع المعهد الدولي للدراسات العربية والعالم الإسلامي، نظمت الجمعية الإسبانية للدراسات العربية لقاءها العلمي السنوي بمدينة "البسيط" Albaceteفي الفترة المتراوحة بين 17 إلى 19 أكتوبر الجاري تنادى إليه مجموعة من المؤرخين والمفكرين والمستعربين والمشتغلين بعموم العالم العربي وعلى رأسهم الأستاذ بيدرو مارتينيث مونطفيث، وميغيل كروث إيرنانديث، وكروث رويز، ودولوريس أوليفير بيريز، وسونيا غوتييريز يوريت، ومانويلا مارين، وخوان انطونيو باشيكو، وبيرنابي لوبيث غرسية، وفيرناندو دي أغريدا، وخيما مارتين مونيوث، ونيفيس براديلا، ومونيكا ريوس، وغيرهم. وقد احتضنت أشغال اللقاء كل من أروقة جامعة قشتالة-لامانشا ورحاب قصر مؤسسة الدراسات الألباسيطية. وقد قدمت مجموعة من البحوث والدراسات منها في فروع عديدة من الانشغالات الإستعرابية الإسبانية مثل "مدينة البسيط في الدراسات العربية" و "الدراسات حول الإسلام المعاصر والهجرة العربية إلى إسبانيا" و"التدريس والبحث: آفاق جديدة" وغيرها. كما تضمنت أشغال اللقاء عرض كتاب الأستاذ بيدرو مونطفيث بعنوان "الادعاءات الغربية والاحتياجات العربية" من تقديم الأستاذة تيسريسا أرانغورين، و كتاب الأستاذة دولوريس أوليفير بعنوان "نشيد السيد القمبيطور: التكوين والمصدر العربي" من تقديم رئيس مؤسسة ابن طفيل الأستاذ خورخي ليرولا ديلغادو، وتوج اللقاء بحفل عشاء كرم فيه العلامة الأستاذ كروث إيرنانديث كما نظم حفل موسيقي ببلدية "البسيط" من إحياء فرقة للموسيقى المسيحية والأندلسية. وفي ختام اللقاء نظمت زيارة خاصة بالضيوف إلى موقع "طولمو دي ميناتيدا" بضواحي ألباسيطي. يذكر أن عضو جمعيتنا محمد بلال أشمل حضر أشغال اللقاء السنوي وألقى عرضا حول "هيجل في الفكر العربي المعاصر: التلقي والحضور والبيبلوغرافيا" ضمن "جائزة الجمعية الإسبانية للدراسات العربية للباحثين الجدد".
الجمعية الفلسفية التطوانيةhttp://asofilotetuani.jeeran.com/

El Estrecho...calle de tinieblas.



El 2 de Noviembre, es el día de los difuntos.

Todos tenemos Difuntos, que están muy vivos en nuestros recuerdos.

Los inmigrantes que mueren en el intento de tener una vida mejor, también son nuestros difuntos.

Os ruego, que en los actos que celebraremos en este día, tengamos un recuerdo, una oración, un suspiro...por ellos.

Un Saludo.

PATRICIO GONZÁLEZ.



POR UN MAR SOLIDARIO
Algeciras Acoge y la Asociación Pro Derechos Humanos del Campo de Gibraltar, con el apoyo del Ayuntamiento de Tarifa, organizan una jornada para recordar a todos los que perdieron la vida en estos 20 años. El lema será Por un Mar Solidario. La cita el próximo sábado 1 de noviembre en Tarifa.

PROGRAMA de ACTIVIDADES:

En Plaza Cardenal Cisneros (playa de los Lances):
12,00h. Acto en Recuerdo de los/as inmigrantes fallecidos/as desde el año 1.988

En la Casa de la Cultura (c/ Amor de Dios, nº3):
17,30h. Proyección del documental "Crónica de una noticia y un sueño" de Isaías Bueno (cámara de TVE)
17,50h. Mesa redonda: "De las "rutas alternativas", a la regularidad"
- Fallou Cisse (inmigrante senegalés)
- Juliet Ogbebor (inmigrante nigeriana)
- Mouhssin Daraï (inmigrante marroquí)
19,15h. Descanso
19,30h. Mesa redonda: "La inmigración irregular en los medios de comunicación, 20 años después"
- Ildefonso Sena (periodista, autor de la noticia difundida informando del primer naufragio)
- Ahmed Sefiani (periodista del programa de Canal Sur Radio, "Bienvenidos").

26 octubre 2008



Amigo hispanista,
Adjunto se nos envío un recordatorio sobre la presentación de la antología CALLE DEL AGUA que se llevará a cabo el próximo miércoles 29, a las 16,30, en Tánger, en la Sala del Instituto Cervantes, con el fin de invitarte personalmente y que puedas extender esta invitación a amigos, conocidos e interesados en general. Recibe un cordial saludo,

Presentación de Calle del Agua (Antología de Literatura hispanomagrebí) en TÁNGER

La Editorial SIAL (Madrid) acaba de publicar la antología Calle del Agua. Antología de Literatura hispanomagrebí. La obra va a a ser presentada (en primicia) el próximo día 29 de octubre a las 16,30 horas, en la Sala del Instituto Cervantes de Tánger, bajo el patrocinio del Instituto Municipal del Libro de Málaga (que dirige Alfredo Taján), en el marco del Festival de Cine Español de Tánger, siguiéndole otras por diferentes ciudades de Marruecos (Tetuán, Fes, Casablanca, Rabat,...) y España (Madrid, Barcelona, Sevilla, Córdoba, Granada,...).

El texto es el primer estudio antológico que analiza uno de los fenómenos literarios de mayor interés ensayístico de las últimas décadas acontecido en la región del Magreb: la aparición de una literatura llevada a cabo por autores de origen magrebí que desarrollan su proceso creativo directamente en castellano, habiendo generado, durante casi seis décadas, una corriente creativa original y floreciente que los autores de la presente antología catalogan como “Literatura Hispanomagrebí”.

La investigación crítica ha sido llevada a cabo por cinco de los más destacados estudiosos del fenómeno: Manuel Gahete, Abdellatif Limami, Ahmed M. Mgara, José Sarria y Aziz Tazi. Durante un largo periodo de tiempo han ido recopilando todos los datos existentes acerca de esta singular literatura y han ido analizando los textos de los diferentes autores; las conclusiones se presentan como un corpus teórico junto con una muestra de los creadores seleccionados (Mohamed Chakor, Mohamed Sibari, Mohamed Akalay, León Cohen Mesonero, Said Jedidi, Mohamed Bouissef Rekab, Mohamed Lachiri, Ahmed M. Mgara, Moisés Garzón Serfaty, Mohamed Mo Toufali, Mohamed Doggui, Aziz Tazi, Mezouar El Idrissi, Abderrahman El Fathi y Moufid Atimou), lo que hace de la actual edición el primer texto antológico con categoría ensayística. Por todo ello, Calle del Agua está llamada a ser la obra de referencia para profesores, investigadores y críticos que deseen conocer o profundizar en esta vertiente de la literatura en español.

19 octubre 2008

LA VISION DE L’HOMME PARTAGE FACE A LA DEMOCRATIE DANS LA POESIE LATINIO-AMERICAINE CONTEMPORAINE

El Dr. Mohammed Sosse Alaoui, uno de los incansables interesador e investigadores de la literatura marroquí expresada en español y de la literatura suramericana, nos ha enviado este trabajo, sin duda, es de interés para estudiosos e investigadores.
Nuestro agradecimiento al dr. Sosse Alaoui.
****************************************************
LA VISION DE L’HOMME PARTAGE FACE A LA DEMOCRATIE DANS LA POESIE LATINIO-AMERICAINE CONTEMPORAINE

En considérant l’antagonisme démocratique de l’homme latino-américain, l’écrivain péruvien Mario Vargas LIosa - né en1936, cadidat libéral aux présidentielles de 1990, exilé et naturalisé espagnol en 1993 - confiait à la revue “Lire”, en février 1995: “Je prônais la démocratie et le libéralisme économique. Or, il s’est passé exactement le contraire. Et le comble n’était-il pas que la dictature d’Alberto Fujimori [1990-2000] était, en fin de compte, très populaire?” Puis, d’ajouter, dans “L’Utopie archaïque”, à propos de l’écivain argentin Jose Maria Argueda, suicidé en 1969: “J’ai voulu (…) décrire la déchirure de l’homme partagé entre deux cultures, deux races, deux conceptions du monde antagonistes: le rationalisme occidental et la vision magique des Indiens des Andes.” – François Broche, “Dictionnaire des Ecrivains latino-américains vus de Paris”, “ENA Mensuel”, Nº HS, Décembre 2003, p.20. C’est ainsi que se forme à nos yeux la problématique d’une double vision politico-ethnique de “l’homme partagé face à la démocratie dans la poésie latino-américaine contemporaine”. Aussi observera-t-on: 1) La vision de l’homme partagé face à la démocratie libérale dans la poésie latino-américaine contemporaine, 2) La vision de l’homme partagé face à la démocratie identitaire dans la poésie laino-américaine contemporaine

1. La vision de l’homme partagé face à la démocratie occidentale dans la poésie latino-américaine contemporaine:

En effet, l’antagonisme de l’homme partagé face à la démocratie occidentale se cristallise, selon José Antonio Portuondo, une vision démocratique occidentale plus ouverte sur l’homme latino-américain prônée par le poète nationaliste cubain José Marti (1895-1953) en rapportant: “Toute l’action de Marti était consacrée à une bataille claire pour la liberté de notre Amérique et pour la réalisation de «l’équilibre du monde» - par son changement. Sa vision politique dépassait les objectifs idéologiques des démocrates bourgeois qui l’avaient précédé et ouvre la voie vers des horizons nouvelles en transformant le militantisme pour la libération nationale de Cuba en un duel plus vaste contre l’impérialisme, qui appuie sur les hommes des masses laborieuses.” – “America latina en su litteratura”, Koweït, Ed. CNCA, 1988, p.294. Cela constitue en fait une vision de l’homme partagé face à la démocratie occidentale. Cela recouvre donc une double vision de l’homme latino-américain partagé face à une démocratie occidentale d’une part et une démocratie identitaire (ethno-politique) d’autre part, véhiculées par la poésie latino-américaine contemporaine. D’où corrélativement:

A- La vision identitaire de l’homme partagé face à la démocratie occidentale dans la poésie latino-américaine contemporaine:

Partagé entre identité et démocratie, l’homme latino-américain se montre sceptique vis-à-vis de la démocratie occidentale, représentée plus particulièrement par les Etats-Unis d’Amérique. Ce dont Ivan Illich évoque expressément: “Tout homme [Américain] de bonne volonté, qu’il soit travailleur à Watts, ou missionnaire en route pour la Bolivie , ne saurait manquer de ressentir une douleur paralysante quand il comprend que la grande majorité des êtres humains le considère comme l’étranger exploiteur qui, pour défendre ses privilèges, propage une croyance trompeuse dans les idéaux de la démocratie, de l’égalité des chances et de la libre entreprise, parmi des hommes qui n’ont pas la moindre chance d’en profiter.” – “Libérer l’avenir”, Paris, Ed. du Seuil, 1971, pp. 19-20. Cela s’illustre poétiquement dans les domaines: identitaire, historique, économique et politique, dans des poèmes tels que:

a1- “La muse poétique” (1823):

Dans ce poème, paru à Londres avant de l’être à Ayacucho, le poète vénézuelien Andrés Bello (1865-1881) met en cause la démocratie occidentale au nom d’une indépendance intellectuelle identitaire de l’Amérique Latine, opposée à celle de l’Europe cultivée, en exaltant:

“Il est temps que tu quittes l’Europe cultivée,/ Que hait ta ruralité locale,/ Et que tu orientes tes ailes là où s’ouvre/ A toi le monde de Colomb son vaste paysage./ Qu’on ne t’arrête pas, ô Muse!,/ Cette province de lumière et de misère,/ Là où ta rivale/ L’ambition philosophie,/ Qui soumet la vertu au compte,/ Certes ton adoration est usupée des morts,/ Là où l’hydre couronné menace/ De réimporter la pensée asservie/ Et la nuit de la barbarie et du crime antique,/ Là où la liberté est un vain vertige,/ L’humiliation une vertu et l’arrogance une grandeur,/ Et où la corruption s’appelle culture.” – “America Latina en su litteratura” Op.cit., p.288.

a2- “Les hauteurs de Machu Picchu”(1950):

Dans ces vers, le poète chilien, Pablo Neruda (1904-1973,) Prix Nobel de littérature (1971), immortalise, contre la démocratie occidentale, une vision identitaire mythique du «Nouveau Monde» qui mue en rocher l’homme latino-américain, victime de la conquête espagnole et portugaise et de la colonisation européenne, à travers les hauteurs de “Machu Picchu”:

“Il demeure la palpitation ouverte,/ Le site élevé de l’aube humaine:/ Le plus haut récipient embrassant le silence…/ Leve-toi avec moi, Ô l’amour américain.” – Op.cit., p.363.

B- La vision historique de l’homme partagé face à la démocratie occidentale dans la poésie latino-américaine contemporaine:

Certes, la vision historique de l’homme partagé face à la démocratie occidentale est due, selon I. Illich, à une prise de conscience toute récente de l’homme latino-américain de son identité ethno-politique. “Il [l’homme latino-américain] n’avait pas l’habitude d’être guidé par des hommes de sa propre origine (prêtres, hommes politiques, révolté ou professeur), pendant quatre cents ans ses ancêtres et lui avaient été assujettis à une tutelle étrangère, espagnole puis américaine. Il n’était devenu maître de sa destinée que tout récemment.” – “Libérer l’avenir”, Op.cit., p.32. C’est ce qui ressort de ce poème:

a2- “La fenêtre au visage”(1961):

Dans ce poème, le poète chilien Raque Dalton (1935-1975), érige la patrie latino-américaine en démocratie identitaire contre la démocratie occidentale, importée d’Europe par les colonels, les agents de police, les mafias bananières et le cercle des fusils impérialistes à Saint-Domingue. Il s’y remémore entre autres la destruction de la civilisation des Aztèques et Mayas par le conquistador espagnol Cortés Hernàn (1485-1547), en clamant:

“Ô ma patrie partagée: tu t’éffondres./ Pendant mes heures comme une pilule de poison./ Qui es-tu , Ô patrie encombrée de maîtres/ Comme une chienne qui se frotte contre les arbres/ Sur lesquels elle urine?/ Qui a supporté tes symboles,/ Tes mimiques, mimiques de vierge exhalant le parfum du mahonia,/ Alors que tu sais que les goutelettes de la bave de la débauche t’ont démolie?/ Se soulève le couvercle de l’histoire comme celui d’une marmite de mets pourris:/ Il [Cortés Hernán]était colérique et syphilitique/ Puant d’une peau négligée des temps de sa langueur/ Il se venge de ses furoncles en chaque astronome maya en donnant l’ordre de lui crever les yeux./ C’était un homme rompu à accabler les poux/ Ainsi qu’aux facéties des vomissements perlés de vin acide .” – Op.cit., pp.69-70.

C- La vision économique de l’homme partagé face à la démocratie occidentale dans la poésie latino-américaine contemporaine:

Pourtant, la vision économique de l’homme partagé face à la démocratie occidentale est essentiellement le résultat d’une contradiction d’un transfert inadapté de la loi de l’offre et de la demande vers les pays du tiers monde et d’Amérique latine. “Lorsque le tiers monde , avise I.Illich, sera devenu un vaste marché des biens de consommation, des produits et des techniques, que les riches nations occidentales ont conçu pour leur propre service, la contradiction sur laquelle repose la loi de l’offre et de la demande apparaîtra sans cesse avec plus de netteté (…).

Malheureusement, il ne paraîtra pas aussi évident à tout le monde que les moyens des Latino-américains, dans leur grande majorité, ne leur permettent pas (et ne leur permettront pas) d’acheter une automobile, de bénéficier d’une hospitalisation ou de suivre un enseignement élémentaire.” – Op.cit., p.154. Bref, l’enfer de la finance des U.S.A. et de la technologie occidental est fustigé dans cet extrait du VIIIe “Chant de Guesa” de J. Sousadrade:

b1- “L’enfer de Wall Street” (1867):

Le poète brésilien Joaquin de Sousa Andrade, alias Sousandrade (1833-1902), incarne la vision économique de l’homme partagé, l’Indien pré-colombien face à la démocratie occidentale, combinant flashs médiatiques, mythes, fragments radiophoniques, langues diverses, etc., pour dénoncer les maux du capital financier de Wall Street naissant, à New York:

“(Le Gues [l’Inca] croit, après avoir traversé l’archipel des Antilles, qu’il a échappé/ Au chèque et s’introduit à la Bourse des valeurs de New York;/ Une clameur des déserts:)/ - Orphée, Dante, Enée sont descendus/ En enfer,/ A l’Inca d’en remonter…/ Ogni-Sp’aranza lascicate Che entrate…/ - Swendborg, y a-t-il là-bas un monde à venir?” – Op.cit., p.111.

b2- “Gutenberg et Colomb” (1870):

Cette strophe du poète brésilien Castro Alvez (1847-1871) révèle une vision pessimiste de l’homme partagé face à la démocratie occidentale par un recours conscient à la technologie et à l’éducation transformant les structures sociales de la législation coloniale maintenue par les olygarchies locales et l’imperialisme étranger. “Dans cette perspective, ma [l’éducateur brésilien Paulo Freire] suggestion d’orienter vers le planning familial tous les programmes importants d’éducation des adultes, cite I. Illich, implique un engagement personnel en faveur de l’éducation politique. La lutte pour la libération politique et la participation populaire [la démocratie occidentale], en Amérique latine, peut se fonder sur une nouvelle et plus profonde prise de conscience si elle veut partir du fait que, même dans les domaines les plus intimes de la vie, l’homme moderne doit accepter le recours à la technologie.”- “Libérer l’avenir”, Op.cit., p.152. Le poète consacre ici les découvertes pionnières de la société démocratique libérale occidentale, celles de l’imprimerie par J.-G.Gutenberg (1394-1399) et de l’Amérique, par C.Colomb (1492):

“Dans le chantier naval des navires rudes/ Lorsqu’invente un vieux travailleur en Allemagne/ L’oiseau de l’imprimerie/ Sort un homme du Sud en mer/ A la recherche d’un nid parmi les palemeraies/ Et trouve la patrie de l’imprimerie.” – “América latina”, Op.cit., p.196.

D- La vision politique de l’homme partagé face à la démocratie occidentale dans la poésie latino-américaine:

Les déficits de l’école et des médias sont les principaux défauts mis en cause par la vision politique de l’homme partagé face à la démocratie occidentale dans la poésie latino-américaine contemporaine.“Le développement de l’Amérique latine en tant que colonie occidentale, glose I.Illich, exige une scolarité de masse pour les enfants qui seront amenés à accepter passivement une idéologie qui les contraint à rester «démocratiquement» à leur place. L’ordre établi ne peut tolérer l’éveil de la conscience et ne saurait prendre de risque. C’est pourquoi il s’oppose à toute éducation des adultes (…). Détrôner les idoles conduit immanquablement à renverser toutes les autres, et l’éducation qui se propose d’en abattre une est donc politiquement subversive [démocratie occidentale utopique].” – Op.cit., p.139. C’est le cas dans:

d1- “Débat devant les kiosques de journaux” (1965):

Dans cet extrait du recueil “Ecoutez les mortels”, le poète argentin Victor Garcia Robles (né en 1933) dénonce la désinformation sur les ondes de la radio en tant que contradiction de la démocratie libérale occidentale dans le sous-continent latino-américain:

“Mais la radio ne dit pas: on a instauré la réforme agraire,/ A la radio ils ne disent pas les noms des détenus politiques,/ A la radio ils ne disent pas qui assassiné Satanovski et Engalenia,/ A la radio ils ne disent pas le moindre déchet,/ Ils diffusent les dances du boléro, des questions et des réponse,/ Les journaux racontent la même chose, à quelle malédiction profitent les journaux,/ Ils nous massent en face de l’Est,/ Ils nous massent en face de l’Ouest,/ Les journaux détournent notre attention par quelques mines fagotées.” – Op.cit., p.67.

d2- “Ainsi m’a-t-on appris à l’école” (1967):

Ce verset du poète argentin Julio Cortazar (1914-1984) illustre la mauvaise qualité de l’éducation inculquée à l’écoles à un homme bègue et partagé face à la démocratie occidentale, dans la poésie latino-américaine contemporaine. “La contestation étudiante, écrit Illich, a des raisons plus profondes que les prétextes avancés par ses meneurs, lorsqu’ils exigent diverses réformes du systèmes. Bien que leurs revendications soient souvent politiques, ils n’auraient jamais trouvé une telle audience si les étudiants n’avaient pas perdu leur foi et leur respect dans l’institution.” – Op.cit., pp.26-127. Cortazar en dit avec ironie:

“Paldon si vous parle perplexe de la sorte/ La neige glace ma langue/ Je demeure hullant/ Les îles Malouines algentines/ Ainsi m’a-t-on appris à l’école…” – Op.cit., p.65.

Parallèlement, à la vision de l’homme partagé face à la démocratie occidentale s’oppose la vision de l’homme partagé face à la démocratie identitaire dans la poésie latino-américaine contemporaine.

2- La vision de l’homme partagé face à la démocratie identitaire dans la poésie latino-américaine contemporaine:

A travers la vision de l’homme partagé face à la démocratie identitaire dans la poésie latino-américaine contemporaine, il s’agit en fait d’un appel à l’indéginisme et au retour aux sources de l’homme latino-américain, dans les mêmes domaines: identitaire, historique, économique et politique. Une telle démocratie ethno-culturelle a notamment pour porte-parole l’écrivain cubain Alejo Carpentier (1904-1980), au début de la dictature castriste cubaine. “Partisan et collaborateur de Fidel Castro (il fut longtemps conseiller culturel à l’ambassade de Cuba à Paris), rapporte F. Roche, il choisira de ne retenir de la terrible dictature castriste que les thèmes du début: dénonciation de l’oppression sociale, politique culturelle, exaltation de l’«indigénisme» et de la tradition négro-cubaine, du retour aux sources, au nom de la théorie du «réel merveilleux»…” – “Dictionnaire des écrivains”, Op.cit., p.8. Aussi verra-t-on:

A- La vision de l’homme partagé face à la démocratie identitaire dans la poésie latino-américaine contemporaine:

En fait, la vision de l’homme partagé face à la démocratie identitaire dans la poésie latino-américaine contemporaine s’ancre, selon le poète mexicain Octavio Paz (1914-1998), dans une identité raciale opprimée par des institutions étrangères de l’époque coloniale hispano-portugaise. “Durant cette longue histoire ou l’opération que détermine le poète mexicain pour son pays ou pour sa province, se produit ce qu’il appelle du nom de: «la quête de nous-mêmes, nous les défigurés, ou les déguisés d’institutions étrangères à nous et à une forme nous exprimant».” – “America latina”, Op.cit., p.358. D’où l’impact de la démocratie identitaire dans ces extraits:

a1- “Monologue” (1963):

Dans ces vers, le poète argentin César Fernandez Moreno (1919-1985) fait vainement le tour de soi et du monde à la recherche de son identité humaine, ethno-culturelle et historique et s’en remet finalement à celle de sa patrie d’accueil, l’Argentine:

“Ainsi, je me réclame de toutes ces voies/ Espagnol Français Indien et que sais-je/ Combattant paysan négociant poète peut-être/ Riche pauvre de toutes les classes sociales et d’aucune d’elles/ A la bonne heure je suis argentin.” – Op.cit., p.65.

a2- “La misère de l’homme” (1948):

Dans ce texte, le poète chilien Gonzalo Rojas (né en 1917) déplore l’état servile de l’homme latino-américain partagé face à une démocratie identitaire perdue qui préjuge de sa propre existence sur une terre dénudée et exposée à une acculturation étrangère réïtérée, à l’image d’un chien scrutant l’avenir, comme un vieux devin:

“D’une adaptation à l’autre, et même plus vite que cela, en une seule morsure, ils nous ont rendu nus, nous avons sauté en l’air et nous sommes devenus vieux avec laideur, sans ailes, portant une ride de la terre./ Un homme est là et ne sait pas qu’il n’existe plus du tout, / Ce qui suscite le rire/ Que je sois entré dans ce jeu qui provoque le délire./ Personne ne me sert d’aucune façon./ Je suis, donc, le chien qui scrute l’avenir: / Je prophétise.” – Op.cit., p.64.

B- La vision historique de l’homme partagé face à la démocratie identitaire dans la poésie latino-américaine contemporaine:

Cependant, la vision historique de l’homme partagé face à la démocratie identitaire provient, suivant Augusto Tomayo Vargas citant le poète argentin Ezequiel Martinez Estrada (1895-1964), de l’acculturation de la conquête coloniale européenne.“Le résultat de cette énorme aventure, cette pénétration au coeur d’un continent entier, opine-t-il, porte un mélange étrange de gens qui ne se complète que dans l’acte sexuel: un indien sceptique, un mulâtre scrupuleux qui tente d’effacer le passé qui l’a engendré dans une vague d’émigration, un blanc machu et irresponsable, aventurier ou gouverneur la plupart du temps. Nous maintenons que ces appréciations sont une vision de l’extérieur.Tandis que l’autre vision, andine, voit l’opération de l’intérieur. Malgré que Martinez Estrada vise plus précisément les plaînes de la Pampa et le Rio de la Plata , il étend cela – comme on l’a dit – à l’ensemble de l’opération culturelle de la conquête au temps des vices-rois, et même, selon son dire, au temps des républiques, puisque l’indépendance était «en fait» à la campagne, suscitée par «l’état d’infériorité et d’abandon», et la «thèse» dans les villes, régie et divulguée par des gens adhérés aux enseignements des idées libérales et démocratiques, mais sans nulle évolution effective vers le changement.” – “America latina”, Op.cit., p.366. Historiquement, la vison démocratique identitaire se profile poétiquement, dans:

b1- “Le pendule” (1918):

De la même façon, ces vers du poète péruvien César Vallejo (1892-1932) évoque l’homme partagé face à la démocratie identitaire dans sa déchéance physique, morale et politique, conséquence d’une histoire coloniale déshumanisante et déculturante, mais source d’espoir d’une renaissance raciale future, exaltée à travers un corps symbolique en quête d’une place concrète dans monde:

“Sans faute que cela est mon corps solidaire/ Sur lequel veille l’âme individuelle, sans faute que cela/ Est mon nombril où j’ai tué mes poux naissants/ Voici mes choses, mes choses vides./ / D’entre mes dents mêmes sort et monte hors de moi la fumée,/ Hurlant, combattant,/ Faisant tomber mes pantalons…/ Mon estomac est vide, mon ventre est vide/ La misère me tient de mes dents mêmes, / Un bâton me tient du col de ma chemise./ Ne trouverai-je pas une pierre/ Sur laquelle m’asseoir? ” – Op.cit., p.61.

b2- “Boutures” (1948):

Dans cette élégie, le poète cubain Nicolàs Guillén (1902-1930), se remémore l’histoire négro-cubaine et latino-américaine de l’homme partagé face à la démocratie identitaire méconnue. “Cette situation, observe José Antonio Portuondo, a marqué, avec quelques légères nuances, les nations d’Amérique latine, dans laquelle la conquête du capital impérialiste avait gardé l’ordre terrien féodal presque intact, l’avait soutenu, avait laissé et parfois plutôt soutenu l’existence d’énormes fiefs où le pysan blanc, indien, noir ou mulâtre demeurait vraiment un serf parmi les serfs.” - “America latina”, Op.cit., p.273. N. Gullen en conte l’atroce histoire en ces vers tragiquement accablants:

“il y a trois cents ans, terrible/ page haïtienne!/ Sang dans le dos du nègre/ originaire/ Sang au poumon de Louverture [1743-1803]./ Sang sur les mains grelottantes/ de fièvre/ de Leclerc [1772-1797]/ Sang sur le fouet de/ Rochambeau [1755-1803],/ aux chiens assoiffés./ Sang au Pont-Rouge./ Sang sur la Citadelle./ Sang sur la botte des Yankees./ Sur le couteau de Trujillo [1891-1961].” – www.Creations.htm, p.3.

C- La vision économique de l’homme partagé face à la démocratie identitaire dans la poésie latino-américaine contemporaine:

Quant à la vision économique de l’homme partagé face à la démocratie identitaire dans la poésie américaine contemporaine, elle constitue apparemment une réaction contre l’impact de la colonisation espagnole et la pression économique, politique et militaire des U.S.A. et de la Grande Bretagne en Amérique latine. “Néanmoins, il est probable, pense Mario Benedetti, que l’élément imposant le plus l’homogénéité était venu de l’extérieur. Dans ce sens, et en tant que réaction compréhensible, l’existence coloniale commune de l’Espagne était jusqu’aux premières décennies du XIXe siècle, un facteur agglutiné à notre Amérique [latine] plus que ne l’était la parenté entre un indien maya de la province du Yucatán [Mexique] et un indien tehulchi de la Patagonie [Argentine], de même que la pression économique, politique et militaire des Etats-Unis d’Amérique paraît décisive, durant le XXe siècle, en ce qui concerne les facteurs favorables à la création d’un tissu spirituel commun et la création d’une prise de conscience déterminée de l’homme latino-américain, plus que ne l’est l’apparition inégale d’environ vingt identités nationales fragmentées.” - “America latina”, Op.cit., p.219. Or, cela trouve son écho dans:

c1- “Annonce” (1926):

Du fait, le poète argentin Raúl González Túnon (1905-1974) raille ironiquement ce texte l’économie machiniste et la société de masse occidentales du juke-box et de la puissance de l’argent, ignorante de la vie malheureuse de l’homme latino-américain, pauvre, méprisé et déculturé. “Certes, «le marketing» des produits étrangers, qui se traduit finalement par un sous-développement accru, note I. Illich, suscite quelques réactions mais qui demeure superficielles. Un Sud-Américain ressent, peut-être, quelque indignation à la vue d’une fabrique de Coca-Cola au milieu d’un quartier misérable, mais l’instant d’après il sera fier de voir une école normale toute neuve se dresser à côté. Il ne lui plaît pas de voir un «brevet» étranger attaché à une boisson, il préférait une étiquette nationale.” – Op.cit., pp.162-163. Et Túnon d’entonner sarcastiquement ici:

“Ne t’effarouche pas Ô mon ami, la vie est dure./ Il n’y a pas de grande utilité en philosophie./ Si tu veux voir la vie en rose./ Jette dans le juke-box vingt pesos.” - “America latina”, Op.cit., p.148.

c2- “Le monde est un évier” (1937):

Le jugement poétique du poète chilien Nicanor Barra (né en 1914), porte, dans ces vers, sur la misère de l’homme latino-américain, oublié par l’économie industrielle occidentale importée et le réduit à vivoter, à son corps défendant, par ses propres moyens de bord tant naturels, spirituels que mythiques. Revendiquant une démocratie identitaire, Martinez Estrada le voit remonter mythiquement le temps vers l’âge d’or ancestral idyllique: “En chaque jour de navigation, les navires reculent de cent ans. Le voyage à travers les âges est en régression de l’époque de la boussole et de l’imprimerie à l’époque des pierres occupées [aztèques].” – Op.cit., p.367. N. Barra en loue la secrète suffisance, en scandant:

“De ses coudes l’homme extrait la cire nécessaire/ Au façonnement du visage de son idole./ Et de… la femme la paille et l’argile pour ses sanctuaires.” – Op.cit., p.62.

D- La vision politique de l’homme partagé face à la démocratie identitaire dans la poésie latino-américaine contemporaine:

Par ailleurs, la vision de l’homme partagé face à la démocratie identitaire dans la poésie latino-américaine contemporaine résume, un ensemble de visions sociales et politiques d’un sous-continent, constitué de réserves d’hommes spécifiques exclus.“L’existence désolante d’un monde à tort, d’un homme isolé, d’une réalité dont on ignore si elle est accomplie ou informe, nous montre toujours, explicite M. Estrada, des visions déterminées et un objectif social et politique mettant en évidence les obstacles à surmonter. Il est nécessaire que nous rencontrions le monde de l’espoir. Les nations sont dans l’anarchie. Les frontières entre les Etats ne répondent à aucun sens humain, mais à de pures abstractions idéalistes pour essayer de définir un caractère national, et les guerres entre les peuples ne sont que les confirmations de cette structure nationale supposée. Le résultat en est que l’Amérique latine est constituée d’énormes réserves d’hommes identiques.” - “America latina”, Op.cit., p.365. C’est ce que traduit ici:

d1- “Le pème du journal” (1930):

Dans ces vers, le poète brésilien Carlos Drummond de Andrade (1902-1987) dénonce le danger politique des médias sur le monde latino-américain et leur impact négatif sur les classes moyennes et pauvres en tant que modèle occidental d’une vie qui leur est étrangère. “L’échec politique des idéologies de développement, souligne Juan José Saer, prouve son imposture, comme il prouve que l’image que son système tente de présenter aux classes moyennes n’est pas vraies à son tour. Dans le «miroir» des médias se trouvent toutes valeurs hostiles à l’Amérique latine: l’image d’une vie qui lui est étrangère, la plus faste des illusions et le plus irrationnel des modèles.” – Op.cit., pp.138-139. En témoignent les vers ironiques de C.-D. Andrade suivants:

“Un fait sans cesse jusqu’à maintenant se réproduit/ Une main nerveuse vient maintenant le transcrire/ Le change en chronique/ Le mari tue sa femme/ Le femme sanglante crie/ Des voleurs attaquent un coffre/ La police disperse un meeting/ Une plume écrit/ Et arrive de la salle de la linotype une douce musique mécanique.” – Op.cit., pp.144-145.

D2- “Santos Vega ” (1920):

Certes, dans la vision de l’homme partagé face à la démocratie identitaire, l’idée de patrie et de nature ne font souvent qu’une chez le poète argentin Rafael Obligado (1851-1920).“L’idée de patrie, indique Antonio Candido, s’attache fermement à l’idée de nature et en tire partiellement sa justification. Chacune des deux idées a conduit à une littérature [poésie] remplaçant le retard matériel et la faiblesse des institutions [la démocratie occidentale] par l’exagération dans l’appréciation des aspects «provinciaux», en prenant l’exotisme pour motif d’optimisme social [démocratie identitaire]. Dans le poème «Santos Vega» de Rafael Obligado, au seuil du XXe siècle, l’euphorie de l’indéginisme jette son ombre sur l’urbanisme dans son sens limité, dans lequel le poète argentin distingue implicitement la patrie (les institutions) et la terre (la nature), en les unifiant, malgré cela, dans la même démarche, pour en déterminer l’identité.” - “America latina”, Op.cit., pp.188-189. Le poète y reconnaît emphatiquent:

“…La certitude est que c’est ma patrie/ La patrie de l’echchiveria [une plante florale spécifique]/ La terre de Santos Vega [la province de la plus forte créolisation en Argentine].” – Ibid.

d3- “West Indies Ltd” (1934):

Les vers sarcatiques du poète cubain Nicolas Guillen (1902-1988), inspirés de la vie dégradée du nègre de Cuba et des Antilles, constitue un appel incessant au respect de la personne humaine et une vision de l’homme partagé face à une démocratie identitaire, en vue d’une libre rencontre des cultures et un répit de la prolétarisation sauvage et de l’acculturation occidentale destructrice de la société latino-américaine. “A côté des usines de récente prospérité, naît une nouvelle humanité constituée de créatures venues de partout sans racines dans la terre, que ne réunit qu’une caractéristique commune: son exploitation et sa misère introduit le prolétariat latino-américain dans la vie et dans la littérature.” – Op.cit., p. 292. Guillen dit ironiquement les Latino-américains occidentalisés:

“Les voilà les serviteurs de Mr. Byte./ Qui instruisent leurs enfants à West-Point./ Les voilà ceux qui crient: Hello, baby,/ Et fument «Chesterfield» et «Lucky Strike»./ Les voilà les danseurs du Fox-trot,/ du Jazz-band/ Les estivants de Miami et Palm-beach [Floride]./ Les voilà ceux qui demandent du pain beurré/ du café au lait./ Les voilà les jeunes dévoyés atteints de syphilis,/ Les fumeurs d’opium et de marijuana,/ Ils présentent en vitrines leurs spirochetes palidas/ Et se coupent un costume par semaine./ Il y a là ce qu’il y a de meilleur à Port-au-Prince [Haïti],/ Ce qu’il y a de plus propre à Kensington [Londres], High life Havana [Cuba]…” – Op.cit., pp.331-332.

Néanmoins, cette vision de l’homme partagé face à la démocratie identitaire, revendiquée en partie, dans la poésie latino-américaine n’est pas, selon A.T.Varga citant J.C.Mariagueti, un appel à une démocratisation exclusive de la question posée. “Il est clair, dit-il, tel que le précise si bien Mariategui lui-même, que cela ne signifie pas retomber dans le courant passéiste de quelques écrivains parmi ses congénères ni le retour aux aux statuts d’une autre société (…). Profiter de l’un de ces éléments, telle la société indienne restante, ne veut pas dire le retour à l’ordre théocratique impérial des Incas, de même qu’on ne peut en discuter pour la résolution d’un problème ethnique. « Reposer la question indienne par de nouvelles expressions. Certes, nous avons renoncé à la considérer de façon abstraite comme un problème ethnique ou moral pour qu’on la reconnaisse comme un problème social, économique et politique, telle que l’explique Mariategui.»” – Op.cit., p.375.

En conclusion, la double vision de l’homme partagé face à la démocratie occidentale ou à la démocratie identitaire [ethno-politique] dans la poésie latino-américaine ne font certes que confirmer «la déchirure de l’«homme partagé entre deux cultures, deux races, deux conceptions du monde antagonistes: le rationalisme occidental et la vision magique des Indiens des Andes », déjà perçu chez l’écrivain péruvien M.V. LIosa. Autrement dit, il s’agit d’opter pour une voie vers une démocratie plus libérale parmi d’autres, tel que le préconise le critique brésilien José Guilherme Merquir: “En réalité, il paraît que la littérature latino-américaine [la poésie] se trouve de façon dramatique face à trois voies pour transiter d’un niveau dualiste: société traditionnelle-retard économique à un niveau dualiste: société moderne-progrès économique. Et ces voies sont: la voie libérale-démocratique, la voie de la révolution par le haut (semblable historiquement à l’Allemagne de Bismarck ou du Meiji), et la voie de la révolution agraire.” - “America latina”, Op.cit., p.263. Or, le retour actuel à la démocratie libérale et aux droits de l’Homme en Amérique latine est le début du dépassement de ce partage ethno-politique et poétique inhumain.

Dr. SOSSE ALAOUI MOHAMMED

La Asociación Nour perfila su futuro.


LA FUNDACIÓN “DOS ORILLAS” EXPLICÓ EN TETUÁN LAS ACCIONES DE APOYO A LA ASOCIACIÓN “NOUR” DE PARALÍTICOS CEREBRALES.
En un acto masivo que contó con la presencia de más trescientas personas , tuvo lugar el sábado 18 de Octubre en la Casa de Cultura de Tetuán , la Jornada de apoyo a la Asociación NOUR de paralíticos cerebrales organizada por la propia FUNDACIÓN DOS ORILLAS DE LA DIPUTACIÓN DE CADIZ y la ASOCIACION “NOUR”.
Esta jornada tenía por objeto concienciar a la sociedad civil de Tetuán sobre los problemas que padece NOUR y que suponen el poder atender a una población de más de 500 niños afectados por parálisis cerebral y que tienen las mínimas condiciones para mejorar su propia calidad de vida al carecer de una sede y medios mínimamente dignos para atender a estos niños.
El Acto contó con la presencia del Teniente de Alcalde de la ciudad de Tetuán sr. Hadri quien se comprometió a la cesión de un terreno para la construcción de un Centro para estos niños, el Canciller del Consulado español en Tetuán D. Jesús Cuartero , el representante del Waly de Tetuán , el Presidente de NOUR Abubakr Emrani , el Doctor de la misma asociación , el Director Regional de Cultura del Reino de Marruecos, Medhi Zouak(Anfitrión del Acto) , así como Patricio González , Director de Relaciones con el Norte de Marruecos , quién explicó las gestiones realizadas por la FUNDACIÓN DOS ORILLAS con los diferentes colectivos e Instituciones del Campo de Gibraltar que se han comprometido en el apoyo a esta Asociación y entre los que se encuentran VITORIA KENT, ACASA , ASANSULL, CENTRO CUPACIONESL PUNTA EUROPA , BARRIO VIVO , GAIA , MANCOMUNIDAD , ASOCIACIÓN DE DIÁBETICOS DEL CAMPO DE GIBRALTAR ETC. y , entre las que se encuentran el proyecto presentado en la mesa del Parlamento de Andalucía presentado el pasado día 30 de Septiembre y que bajo el título de “NOUR . IGUALDAD Y JUSTICIA CON LA DIFERENCIA” , tiene como objetivos fundamentales la creación de una línea de ayuda directa a las personas afectadas de parálisis cerebral atendidas por la Asociación NOUR , cubrir las necesidades imperiosas de medicación y material de higiene y aseo , diseñar un modelo de apoyo logístico basado en la Cooperación al desarrollo , diseñar un plan de apoyo a medio y largo plazo para la cobertura de necesidades de las personas usuarias de NOUR afectadas por parálisis cerebral , teniendo en cuenta que el trabajo de esta Asociación afecta directamente a unos 500 niños y por un valor de 32.400 euros.
En el transcurso del Acto , muchas fueron las asociaciones tetuaníes que se comprometieron al apoyo a NOUR , así como diversos profesionales .Entre estas asociaciones , se encuentran la Asociación Hanan, la Fundación Abdelkader Sedrahui , SOS Diabetes Tetuán , la Asociación Braille de Ciegos de Tetuán , periodistas tetuaníes , médicos dentistas , escritores como Ahmed Ouabali, Músicos como Amín El Akrami , hasta un total de 40 que firmaron su compromiso de apoyo a NOUR.
Al final se produjo un amplio debate en el que se pidió todo tipo de ayuda a estos colectivos.
La foto muestra la mesa del acto, en la Casa de la Cultura de Tetuán
Tetuán a 19 de Octubre de 2008

16 octubre 2008

concurso litarario


CUENTOS DEL ESTRECHO

SEGUNDO CERTAMEN INTERNACIONAL DE RELATOS CORTOS “CUENTOS DEL ESTRECHO”

BASES:

1.-Podrán concurrir todas las personas que lo deseen , cualquiera que fuera su nacionalidad , siempre que sus obras sean escritas en castellano.

2.-Se establece un único premio de 2500 euros (Dos mil quinientos) y la publicación del relato en una edición de mil ejemplares que será presentado en Andalucía y Norte de Marruecos .
Igualmente , este premio conllevará la distribución del libro a través de diferentes librerías de España y Marruecos.

3.-Los trabajos deberán ser inéditos y no haber obtenido premio en ningún certamen literario. La temática deberá estar relacionada , de alguna forma , con las dos orillas del Estrecho y con una extensión no inferior a 30 folios ni superior a 35.

4.-Se presentarán tres originales mecanografiados a doble espacio y por una sola cara , firmados con nombre supuesto y acompañados de un sobre cerrado , dentro del cual figurará el nombre completo real del autor ó autora , así como su dirección y teléfono de contacto.

5.-Los originales serán remitidos a la FUNDACIÓN DOS ORILLAS-DIPUTACIÓN DE CADIZ-CENTRO DE COOPERACIÓN PERMANENTE CON EL MAGREB-EDIFICIO KURSAAL, AVENIDA VILLANUEVA Nº2, 11207 ALGECIRAS, indicando en el sobre SEGUNDO CERTAMEN INTERNACIONAL DE RELATOS CORTOS “CUENTOS DEL ESTRECHO”.

6.-El plazo de entrega de originales quedará cerrado el 28 de Marzo de 2009.

7.-El fallo del Jurado se hará público el día 23 de Abril de 2009, estando prevista su publicación para las ferias del Libro de Algeciras y Tetuán.

8.-El ganador ó ganadora , no podrá volver a presentarse , hasta pasados tres años.

PATROCINA:
FUNDACIÓN “DOS ORILLAS”
DIPUTACIÓN DE CADIZ

14 octubre 2008

Algeciras... Dos Orillas


Primer Encuentro Literario Hispanomarroquí.
“Fundación Dos Orillas” Algeciras.
EL HISPANISMO MARROQUI….HACIA DONDE?
Por: Ahmed Mgara.

Decíamos ayer… dijo Fray Luís de León en una frase que se hizo mítica y siempre en vigor.
Primeramente, quisiera dar las gracias a cuantos hicieron posible este encuentro, de vital importancia para el fortalecimiento de nuestros nexos de unión social y cultural a ambas riberas del Estrecho. La cultura, la literatura y el español se expandieron estos tres días para irradiar de esperanza nuestro entendimiento intelectual. Gracias por el titánico esfuerzo y por la dedicación a la organización de tan importante evento.
Por ese despliegue organizativo he confeccionado una serie de ideas con la intención de que lleven mensajes muy concretos a los interesados. No pretendo divagar leyendo estas hojas si no es para que trasciendan en unos y en otros. Por ello, he procurado mi decaído estado anímico y de salud, para condensar las dispersas ideas que me atosigan y persiguen constantemente.
Tampoco puedo entrar de lleno en el tema sin rendir un sencillo, pero gran homenaje, a uno de los pilares del hispanismo marroquí y del arabismo español que se nos fue sin decirnos adiós. Rodolfo Gil Grimau, hombre al que tanto debemos y que, particularmente, quiero volver a reconocer y recalcar con los ruegos al Omnipotente por su alma. Descansa en Paz, Rodolfo.
Muchas veces hablar del hispanismo marroquí es sinónimo de ser repetitivo por razones, ya causas, muy claras y bien vistas. Casi no había novedad y los hispanistas éramos siempre los mismos. Publicábamos en periódicos y editábamos libros, creamos piñas que se fueron descomponiendo con el tiempo, asociaciones de posibles altos vuelos y destrozadas por sus propios creadores. Incluso los medios de difusión estaban acaparados por los eternos y pocos mosqueteros de nuestra literatura, que nunca fueron los representativos.
Cuando analizábamos el momento del neo hispanismo marroquí desde la década de los años 80 lo veníamos haciendo con cierta clemencia y piedad desmesurada a la vista de lo novedosa que era esa “nueva ola” expresiva en la literatura marroquí, desmembrada por el afrancesamiento de muchos de sus escritores y por la falta de lectura por parte del lector marroquí que sigue prefiriendo lo clásico de los escritores consagrados a los gazpachos intestinales de gran parte de los escritores que, más que creación, lo que escribían era pequeñeces carentes de posibilidades de supervivencia. Hay que recordar en ese sentido que hace unos años el Premio Nacional de Literatura se le dio a un honesto escritor por determinadas consideraciones, pero el escritor , señor Bouzfour, se negó a aceptar el premio por un libro que había publicado dos años antes con una tirada de 500 ejemplares y de la que no había vendido ni 200. Una obra y un escritor de ese “humilde calibre” no podía ser acreedor de tal distinción según su consideración, pese a ser un gran u profundo escritor.
Entre toda esa borrasca de pérdida de identidad de nuestra literatura surgió ese recién nacido vestido de un manto llamado hispanismo. Novedad, nostalgia, riqueza de expresión, búsqueda de raíces difuminadas… eran parte de lo que nos impulsaba a escribir en español, si bien, que todo hay que decirlo, hubo dos acontecimientos claves:
1 – La aparición de” Marruecos” en 1975, semanal dirigido por Mohamed Chakor, padre espiritual del neo hispanismo marroquí. Aunque no duró mucho tiempo la experiencia pero…dio que pensar.
2 -La aparición posterior en 1981de un suplemento semanal del periódico órgano de un partido político con sede en Rabat, L’Opinion, creado por dos colosos y artífices de nuestra tendencia literaria. Mohamed Larbi Messari y RodolfoGil Grimau.
Los que ya escribíamos en español fuera de Maruecos teníamos una nueva opción y, sin darnos cuenta, empezaron a resurgir antiguos escritores y veteranos periodistas, traductores de décadas atrás, diplomáticos, estudiantes de departamentos de hispánicas. Nuevos valores en definitiva que, entre todos, buscábamos la novedad de un posible acercamiento entre nuestros dos pueblos y entre nuestros intelectuales en ambas orillas. Así nacía lo que se denomino “neo hispanismo marroquí” y que por novedoso y por su calidad fue superando la producción anterior a la independencia de nuestro país.
Luego fueron surgiendo suplementos en español en casi la totalidad de los periódicos regionales gracias a la prestabilidad de sus dueños y directores que aceptaban mis propuestas de esos suplementos puesto que me ofrecía a trabajarlos desinteresadamente y con una profesionalidad avalada por las décadas que llevaba de experiencia en la prensa, desde 1968.
Mohamed Sibari, Ahmed Daoudi, Mohamed Bouiessef y servidor no tardamos en esparcir en los kioscos nuestras primeras obras. La bibliografía nacional tenía que cambiar los arcaicos cuadros de sus estadísticas.
Pero, hay que hacer un alto en el camino. Todo eso es historia. Un prolegómeno necesario pese a repetirse mucho en cualquier foro.
Hay que hablar, ya, del hispanismo marroquí lejos del sentido histórico y enmarcarlo en el momento geográfico. Hacerse preguntas y crear interrogantes. Ser crítico con el contexto general, no sentir ni piedad ni reparo a la hora de calificar la mediocridad como tal.
Hace algunas semanas me preguntaba un personaje de la vida diplomática española que si conocía a cierto escritor marroquí en español que le había regalado una obra suya. Sí, es amigo mío de la infancia, le contesté. Ese señor me volvió a hacer otra pregunta: ¿y puede escribir en francés o en árabe? Sí, volví a contestar. A lo que el diplomático replicó: “Pues, haz el favor de decirle que escriba en francés o en árabe porque escribiendo en español lo maltrata y destroza”.
Analizar las antologías que trataron la literatura marroquí en español… e indagar sobre muchas preguntas más que nos podrían inducir a un acercamiento “geográfico” del momento actual del hispanismo, pero siempre con una crítica objetiva y digna. Puedo mencionar las antologías recopiladas por Mohamed Chakor, Mohamed Bouiessef, Cristian Ricci, Carmelo Pérez entre otras, que han resaltado parte del patrimonio literario marroquí en español aunque en diferentes temáticas y tendencias. Si bien, no hay que olvidar que la antología que saldrá de la imprenta en Madrid el próximo lunes, llamada “Calle del Agua”, confeccionada por nuestros amigos José Sarria, Aziz Tazi, Manuel Gahete, Abdelatif Limami en colaboración con otros escritores y prologada por el difunto Rodolfo Gil Grimau, puede considerarse como un gran punto de partida para un exhaustivo y académico estudio analítico y crítico de esta tendencia. Seguro que dará que hablar por su calidad contrastada durante muchos meses de trabajo y de “momentos difíciles”.
Actualmente, no hay en Marruecos ni un solo periódico en español, ni un suplemento fijo en alguna edición, o lo que es lo mismo: se puede decir que nadie se preocupa por la cultura hispana en Marruecos, pero eso no sería cierto. Hay gente que se preocupa y que puede hacer mucho por nuestro neo hispanismo, tanta como gente que no se preocupa debiendo hacerlo, que todo hay que decirlo. Lo que sucede es que los hispanistas estamos dispersos por intereses particulares y sentimientos de superioridad unos respecto a otros. No tenemos en la actualidad líderes que pudieran arrastrar las masas para exteriorizar su potencial en español. Pero todo es factible si nos ponemos a mover entre muchas almas caritativas. Créanme, señores, no concibo que para publicar en español, viviendo en Marruecos, tengo que dirigirme a España y que no se me lea en Marruecos. Me da pena… y no hay quien me la quite te encima.
No hay editoriales que editen a escritores marroquíes en español.
Exceptuando algunos Departamentos de Hispánicas de algunas Facultades de Letras que publican a algunos de sus profesores, los demás escritores nos costeamos nuestros libros con el riesgo eminente de no recuperar lo invertido por tener que distribuir nuestras obras personalmente para evitar la que sería inadecuada distribución de las compañías de reparto porque el libro en español requiere ir a sitios concretos que en el marketing marroquí no está estudiado todavía.
Algunos, como medio de abaratar el coste final del libro, acabamos incluyendo anuncios publicitarios en nuestros libros. Poco agradable y nada estético pero no es pecaminoso y ha ayudado a la publicación, al menos en mi caso, de tres libros.
Es de reconocer que gracias a gente voluntariosa se ha conseguido que algunos de los escritores marroquíes en español pudiéramos tener acceso a presentar nuestras obras en la Península, a conferenciar en salones de Instituciones, Asociaciones, Fundaciones y Universidades. Así como la participación en coloquios hispanomarroquíes o incluso internacionales con participaciones de muchos países de diferentes continentes. Lógicamente, quienes tenemos el honor de ser invitados a esos encuentros, jornadas y actividades causamos un poco de extrañeza por parte de los insatisfechos de siempre que, ni hacen ni quieren dejar que los demás trabajen con honestidad. Según a donde vayamos, nos tachan de nazis, de fascistas, de sionistas… y, curiosamente, gran parte de ello en el portal “Marruecos Digital” que patrocina el Ministerio de Cultura desde Madrid.
Un dato que recibimos últimamente es el de las subvenciones del Ministerio de Cultura Español a algunas editoriales para subvencionar traducciones pudiendo citar, por ejemplo:
-Benito Pérez Galdós, Aita Tettauen,
-Benito Pérez Galdós, Marianela,
-Ángel Ganivet, Idearium español y el porvenir de España,
-Federico García Lorca, Mariana Pineda,
-Pedro A. De Alarcón, Diario de un testigo de la Guerra de África,
-Gustavo Adolfo Bécquer, Rimas y declaraciones poéticas,
-Miguel De Cervantes, Novelas ejemplares. Vol I y Vol II,
-Clara Janés, Obras escogidas: Paralajes. El libro de los pájaros.La indetenible quietud,
Subtotal adjudicado: 42.900,00

Todo ello muy saludable para la difusión de algunas obras, algunas más interesantes que otras, pero resulta siempre interesante trasladar ese bagaje intelectual de diferentes épocas de esplendor literario español, si es que esas traducciones llevan el sentido original de los autores de los originales. Recuerdo, de paso y como anécdota, lo que comentó nuestro amigo Juan José Téllez cierta vez en el Ateneo de Málaga en un coloquio en que compartimos mesa:
“Quién puede ser el guapo que podría traducir “Verde que te quiero verde…”
Lo que no puedo entender es el porqué no se financia la edición de publicaciones marroquíes en español, al menos ahora que empieza a esclarecer el panorama productivo a nivel creación.
El neo hispanismo marroquí ya no es una novedad surgida de la bruma, ya no somos los ingenuos de los inicios ni los que nos colgábamos en el trasero del tren en busca de poder publicar en algún periódico o revista.
Actualmente, estimados señores, hay calidad surgida de la cantidad de escritores y de sus tentativas. Hay escritores a nivel de poesía, relato, ensayo… con mucha dignidad y gran peso específico. España no debe olvidar a esos soldados que son valladares de lo hispano y de lo español en Marruecos… sin pedir ni exigir nada, sin esperar ni una palmadita en el hombro.
Frases estereotipadas como “Qué nos va a decir un moro en español que no sepamos nosotros” han caído en desuso. Hay marroquíes que dan conferencias en diferentes regiones españolas, en Instituciones y Universidades, que tienen sus obras publicadas y editadas en España y premios ganados entre escritores españoles y de Hispanoamérica. No pido para ellos ninguna reverencia, pero su trayectoria se merece un alto el camino, no como reivindicación, sino como reconocimiento de unos valores que enaltecen el gran hispanismo con que soñamos todos… y con estar, nosotros también, dentro del cascarón con nuestra mediocridad y con las calidades de los que sobresalen.
Lógicamente, no puedo mencionar, avergonzado, que los hispanistas marroquíes no hemos podido mantener la viveza de la AEMLE y que fue a derroteros poco deseables por sus propios fundadores; la desaparición de la Asociación de Periodistas Marroquíes de Expresión española; me avergüenzo al decir que no hemos podido mantener esos periódicos o suplementos en que se hablaba español o andaluz con plumas de nuestros amigos peninsulares fundidas con las firmas de los escritores marroquíes, sin más ánimo que estrechar lazos de unión y enlazar sentimientos comunes, ensanchar espacios donde poder soltarle la rienda al alma… y fundirnos en un abrazo con el mejor amigo, con el mejor hermano, con el caballero andaluz.
Vengo diciendo los últimos años que Algeciras que conocía, pobre de mí, al venir de África camino de otros lugares y hacia ciudades lejanas o cercanas, pero siempre de paso y sin preocuparme de conocer su espíritu y su generosidad, su fraternidad con el ser marroquí. Vengo diciendo, estimados señores, que surgió para el Hispanismo marroquí Paloma Fernández Gomá con “Arribar a la Bahía” ese encuentro de poetas en el 2000 que nos enlazó a los transfronterizos y que nos apiñó en un gazpacho intelectual que nos benefició a todos los que desde Gibraltar, Algeciras, Marruecos, Andalucía en definitiva, vertimos un poco de nuestra sapiencia en ensalzar la grandeza grisácea del Estrecho de Gibraltar, de esta cuna de una civilización única que se llama Andalucía.
Los marroquíes estamos llamados, y puede entenderse este manso grito como un ferviente llamamiento a todos los que puedan hacer algo, a crear una publicación en español en la que podamos reivindicar nuestro derechos sentimentales e intelectuales, a ambos lados del Estrecho, derechos a una comunicación verbal y entrelíneas para mantener viva esa llamarada llamada “Al Andalus”, Andalucía de la tolerancia y de la comprensión. Tierra de nuestros orígenes y de nuestros antepasados. Tengamos en cuenta que las cenizas de nuestras generaciones pasadas aún están sobrevolando, siglos después, los aires de Andalucía; que hay sangre derramada de nuestros mejores hermanos en las veredas andaluzas y bajo los mirtos y los arrayanes de diferentes épocas.
Quiero dejar bien claro que no me refiero a lo que mi humildad en la creación literaria en español haya podido o puede aportar al contexto general, sino a la aportación de muchos doctos, desconocidos como hace una década lo fuimos nosotros en esta tierra vuestra que ustedes hacen también nuestra.
Y la publicación de la revista “Tres Orillas” una obra poco común llevada por mi amiga Paloma en una exaltación y entrega dignas de ser reconocidas a altas escalas. Paloma Fernández Gomá, por su constancia y su labor para la difusión del hispanismo marroquí es un símbolo con pedestal propio, y así hay que reconocérselo. Le debemos mucho a nuestra “amazona” aunque sé que para ella pueden resultar hirientes éstas breves verdades.
“Tres Orillas” abrió al escritor marroquí en español una vía muy importante y de grandes alcances. En tres orillas se dieron a conocer en muchos ambientes muchos de los escritores marroquíes que poseen en algunos espacios culturales cierta relevancia, son nombres conocidos y participan en encuentros de diversas dimensiones representando nuestra “movida” con dignidad y decoro.
No puedo olvidarme de la joven Fundación “Dos Orillas”, símbolo del espíritu del Estrecho y de la tolerancia de Algeciras y de toda esta franja que embellece la provincia gaditana. En ésta Fundación se confió en la aportación cultural de nuestra Tetuán y, aquí y allá, nos encontramos en diversas actividades llenas de comprensión y de fusión sin condición previa. Somos lo que somos y, al menos en ésta calle de agua, que es el Estrecho, somos colores de una misma bandera, tallo de la misma flor y burbujas de olas que hacen crecer nuestra comprensión.
Que la “Fundación Dos Orillas” siga apadrinando estas iniciativas para ensanchar más aún nuestras perspectivas de futuro y ofrecernos a los marroquíes la oportunidad de ser solidarios con el intelecto y cultura de Andalucía.
Muchas gracias.

13 octubre 2008

Congreso en Ceuta

Se clausura el CONGRESO INTERNACIONAL E ITINERANTE sobre la vida y la obra de al-Idrisi en la ciudad de Ceuta, organizado por la Fundación al-Idrisi Hispano Marroquí, Instituto de Estudios Ceutíes y la UNED de Ceuta. CONGRESO INTERNACIONAL EL MUNDO DEL GEÓGRAFO CEUTÍ AL-IDRISI
Ceuta del 29 al 31 de octubre de 2008 Salón de Actos del Palacio de la Asamblea y UNED Ceuta

P R O G R A M A

MIÉRCOLES, 29 DE OCTUBRE DE 2008
16,00 h. Recogida de documentación y credenciales
17,00 h. Sesión inaugural
17,30 h. Santiago Macias
Al Idrisi y Garb al-Andalus
18,15 h. Ferdinando Maurici
La ciudad de Idrisi y Ruggero II: Palermo normanda
19,00 h. Descanso
19,30 h. Abdeslam Jaamati
La terminología marítima según al Idrisi
JUEVES, 30 DE OCTUBRE DE 2008
09,30 h. 11,30 h. Lectura de comunicaciones
12,00 h. 13,00 h. Grupos de trabajo
17,00 h. M. el Magraoui
El norte de Marruecos a través de la obra de al Idrisi
17,45 h. Ana Echevarría Arsuaga
Minorías en el Islam y la Cristiandad en el siglo XII
18,30 h.Descanso
19,00 h. M. ibn Azzuz Hakim
Acerca del coloquio sobre al Idrisi que tuvo lugar en Tetuán hace 55 años.
19,00 h. Josep A. Gisbert Santonja
Al Idrisi y las ciudades de Sharq Al-Andalus. Daniya-Dénia: ensayo sobre la conexión entre la evidencia arqueológica y el testimonio del geógrafo
VIERNES, 31 DE OCTUBRE DE 2008
09,30 h. 11,30 h. Lectura de comunicaciones
12,00 h. 13,00 h. Grupos de trabajo
13,00h. Presentación del libro de D. Nouhi El Wafi.
«Uns al-Muhay wa Rawd al-Faray: Norte de África y África Subsahariana»
17,30 h. Christine Mazzoli-Guintard
Al idrisi y al-Andalus: el sentido de las palabras, de la filología a la historia
18,15 h. F. Villada Paredes y J. M. Hita Ruiz
La Ceuta que vio nacer a al Idrisi
19,00 h.Descanso
19,30 h. Juan Antonio Chavarria Vargas
Sobre Toledo y toponimia toledana en la obra geográfica de al Idrisi (siglo XII)
20,30 h. Acto de Clausura

INSCRIPCIONES

La UNED Ceuta expedirá un certificado de asistencia por 20 horas a todos los asistentes al Congreso.

La inscripción, es gratuita, mediante el envío del formulario.

Fecha límite de inscripción: 24 de octubre de 2008.

El Ministerio de Educación, Política Social y Deporte, a través del Centro de Profesores y Recursos de Ceuta, otorgará un certificado de asistencia al Congreso de 20 horas (2 créditos) con validez académica a aquellos participantes que tengan derecho al mismo y lo soliciten (O.M. de 26/11/92; BOE 10/12/92). La inscripción deberá hacerse en el Centro de Profesores y Recursos de Ceuta. C/ Serrano Orive, s/n, tfno. 956 51 51 68.







INFORMACIÓN SOBRE ALOJAMIENTOS EN CEUTA:
Tlf.: (+34) 856 200 560

http://www.ceuta.es/servlet/ContentServer?idioma=es_es&isP=Alojamiento&pagename=CeutaTur%2FPage%2FInfoSeccionTur&p_pag=Alojamiento&cid=1110294702846&idP=1110294702839&p_hC=true

Descargar el programa en el idioma que le interese ( árabe, inglés y francés).

Download the program in English | تنزيل البرنامج باللغه الانكليزيه | Téléchargez le programme en francais

En espera de saludarles y volver a encontrarnos, hasta pronto.